Mondialisation. Les global-leaders réunis aujourd’hui dans la station des Grisons, se penchent sur le nouveau pouvoir des géants du monde asiatique.
Suisse,
Correspondance particulière.
Le monde change et le Forum économique mondial de Davos (le FEM) tente de suivre. En l’occurrence, il s’essaie à prévoir la configuration à venir de la nouvelle « équation des pouvoirs émergents ». C’est du moins le thème de la réunion de cette année qui démarre aujourd’hui dans la station des Grisons où se retrouvent quelque deux milles global leaders dans le sabir WEF, ces « décideurs » mondiaux de l’économie, de la finance et de la politique. En ouverture, son directeur et fondateur, Klaus Schwab, reprenant à son compte le titre d’un best-seller du journaliste américain Thomas Friedmann, affirme que « le monde nouveau est plat » et qu’au sein de cette… platitude, de nouveaux centres de gravité, en termes de population, de pouvoirs et de création de richesses se surgissent, décalés vers l’Est, du côté de l’Inde et surtout de
Désormais, tous se ruent vers les eldorados de l’Est, ces géants émergents et leurs énormes marchés naissants représentant des centaines de millions de nouveaux travailleurs-consommateurs. Ce n’est donc pas par hasard que Davos et d’autres structures de la mondialisation ultralibérale s’engouffrent dans la brèche. Certes, le Chinois moyen reste toujours très pauvre (PIB par tête annuel de quelques centaines d’euros et encore moins pour l’Indien), mais le produit intérieur brut (PIB) chinois au total a dépassé celui de
Depuis l’an passé déjà !
Prix de cette croissance exponentielle (près de 10 % par an), le poids croissant de ce pays gigantesque sur les marchés des produits de base (acier, etc.) et de l’énergie est déjà sensible. Pour illustrer l’importance prise par
En somme, l’éveil de
Ramine Abadie (Humanité 24/01/2008)
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